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Une "carte jeune" pour booster le téléchargement légal


En annonçant la mise en place dès l'été prochain d'une "carte musique" jeune subventionnée pour moitié par l'Etat, Nicolas Sarkozy a repris l'une des propositions phares de la mission Zelnik.



Une "carte jeune" pour booster le téléchargement légal
Nicolas Sarkozy a souhaité jeudi la mise en oeuvre d'ici l'été d'une "carte musique" jeune aidée par l'Etat afin de favoriser le téléchargement légal sur internet, reprenant ainsi l'une des propositions phares de la mission Zelnik. Lors de ses voeux au monde de la culture réuni à la Cité de la musique à Paris, le chef de l'Etat a estimé que "l'effondrement du marché du disque et l'absence de décollage de l'offre numérique impliquent un effort collectif supplémentaire". Avec cette "carte musique jeune", qui pourrait coûter, par exemple, 200 euros, l'offre de téléchargement légal de musique sur internet devrait donc s'enrichir d'une nouvelle solution, alors que de nombreux services occupent déjà ce marché. Cette carte devrait être subventionnée à 50%, comme le préconise le rapport de la mission Zelnick.

Outre cette nouvelle mesure, plusieurs services permettent d'ores et déjà d'acheter légalement de la musique sur internet. Le magasin en ligne iTunes Store de l'américain Apple propose ainsi quelque dix millions de chansons à un prix allant de 0,69 euro à 1,29 euro l'unité. Le géant de l'informatique a également annoncé mercredi avoir vendu plus de six milliards de morceaux dans le monde depuis la création de sa plate-forme en 2003. Des chaînes de magasins comme la Fnac et Virgin ou le fournisseur d'accès à internet Orange proposent des offres similaires sur la toile.

Des formes de "cartes musique" existent déjà
La bataille du téléchargement légal se joue jusque dans les banques : la carte bancaire "Carte Inventive" de LCL (ex-Crédit Lyonnais), filiale du groupe Crédit Agricole, permet ainsi de gagner un euro de téléchargement pour l'achat d'un pack de 10 euros de musique sur le portail Fnacmusic. Les internautes peuvent par ailleurs écouter de la musique en ligne sans la télécharger grâce aux sites internet qui proposent la lecture des morceaux en streaming. Accessibles avec ou sans abonnement, la publicité servant alors à financer le service, ces portails, parmi lesquels figurent Deezer ou Spotify, ont représenté 25% des revenus numériques des éditeurs phonographiques au cours des neuf premiers mois de 2009, selon leur syndicat national (SNEP).

Grâce à ces offres, les professionnels du monde musical espèrent enrayer le téléchargement illégal, porté par les réseaux d'échange peer-to-peer comme eMule et BitTorrent. Selon une étude de l'institut de sondage Ipsos publiée fin septembre, ce phénomène reste toutefois encore limité en France avec 15% des internautes interrogés avouant avoir téléchargé illégalement de la musique sur internet, soit moins qu'en Italie (34%) ou en Espagne (44%) mais davantage qu'au Royaume-Uni (12%) et en Allemagne (11%).

Vendredi 8 Janvier 2010 - 13:11



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