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Une recette pour gagner les Jeux olympiques !




Wayne Halliwell, professeur au Département de kinésiologie de l’Université de Montréal et psychologue sportif participe actuellement aux Jeux olympiques à titre de membre de Équipe Canada. Il s’occupe de la préparation mentale des athlètes, Joannie Rochette, Jennifer Heil qui a gagné hier une médaille d’argent et Alexandre Bilodeau qui a obtenu dimanche dernier la première médaille d’or, qu'il conseille depuis plusieurs années.

« On parle souvent des trois «P» en psychologie du sport. C'est facile à retenir : planification-préparation-performance. Et cette stratégie s'applique à tous les athlètes. Pour arriver à un résultat, il faut avoir un plan, savoir ce qu'on veut accomplir, se fixer des objectifs précis. Pour certains, ça peut être la médaille d'or, pour d'autres, ça peut être de gagner un concours scolaire. Plus on arrive à tout prévoir, plus on a des chances de réussir. Quand on a fixé son objectif, il faut se préparer, s'entraîner, acquérir les aptitudes qui nous manquent, les développer ensuite jusqu'à ce qu'elles soient parfaitement maîtrisées. Et plus l'objectif est difficile à atteindre, plus il faut travailler sa préparation. On arrive finalement au moment où il faut performer. Il faut alors être en mesure de mettre en pratique tout ce qu'on a développé, acquis et répété pendant les longues heures d'entraînement. L'expérience joue beaucoup dans cette capacité de faire le vide autour de soi. Il est important pour un athlète d'être concentré sur le moment présent. Le passé et le futur occupent souvent une grande place dans le cerveau des athlètes. On se rappelle les performances passées, les victoires, mais aussi les défaites, les erreurs, les chutes. Il faut évidemment chasser toutes ces pensées. Mais il faut également éviter de penser au futur, aux conséquences de la performance qu'on va bientôt accomplir. Il ne faut pas penser au résultat, à ce qui va arriver si on gagne ou si on perd. La skieuse américaine Lindsay Vonn disait récemment qu'elle ne participerait pas à des compétions pour les victoires, mais pour les bonnes sensations que la compétition lui procure.» Quand tout est bien en place, l'athlète arrive au moment de performer en se disant qu'il est prêt et qu'il a hâte. Et dans ce cas là, il a alors toutes les chances d'offrir sa performance optimale.»

Lundi 22 Février 2010 - 12:09



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