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Véronique GENS - “Tragédiennes” 2




Véronique GENS - “Tragédiennes” 2
Dans ce récital conçu comme une suite au triomphal Tragédiennes de 2006, Véronique Gens, la plus élégante des sopranos françaises, incarne une nouvelle série d’héroïnes consumées de passions tragiques.

Ce nouveau récital de Véronique Gens, l’une des plus grandes sopranos françaises actuelles, constitue le second volet d’un diptyque discographique consacré aux héroïnes tragiques de l’opéra français. Sorti en 2006, le premier Tragédiennes avait été accueilli par une critique dithyrambique (« Choc » du Monde de la Musique, « Timbre de Platine » d’Opéra Magazine) et s’était vu attribuer, entre autres, le Gramophone magazine Award et le prestigieux Echo Klassik Prize en Allemagne.

De même que pour Tragédiennes, le programme de Tragédiennes 2 a été conçu selon un ordre chronologique. Comprenant des airs et des ballets extraits d’opéras des 18e et 19e siècles, il couvre une période qui s’étend du baroque (Rameau) au romantisme (Berlioz), en passant par le classicisme de compositeurs tels que Cherubini et Gluck - Gluck dont Véronique Gens sera une ambassadrice privilégiée en 2010, puisqu’elle incarnera les rôles-titres d’Alceste à Aix-en-Provence, d’Iphigénie en Aulide à Bruxelles et d’Iphigénie en Tauride à Vienne.

Ce récital fait également la part belle à des compositeurs aujourd’hui moins connus, bien qu’ils furent en leur temps des figures éminentes de la vie musicale française : Piccini et Sacchini qui, après avoir connu des triomphes dans divers pays d’Europe, furent invités à la cour de France par Marie-Antoinette – Sacchini fut d’ailleurs le professeur de chant de la Reine -, ou encore Arriaga, le « Mozart espagnol » qui mourut à Paris alors qu’il avait à peine 20 ans.

Retrouvant pour l’occasion Christophe Rousset, Véronique Gens s’empare de ces héroïnes consumées de passions tragiques avec l’autorité déclamatoire et la souveraineté vocale qui avaient assuré le triomphe de Tragédiennes. À la sortie de ce premier volume, en effet, le magazine Crescendo avait loué « la beauté sombre de son timbre, la noblesse de son chant, son jeu dépouillé », tandis qu’Opéra Magazine exaltait « cette présence vocale altière reconnaissable entre toutes », ainsi que « la diction claire, naturelle et véhémente de la cantatrice ». Avant de poursuivre : « Ces tragédiennes, Véronique Gens ne les poursuit pas comme certaines jusqu’au sang, jusqu’à la folie, mais plutôt jusqu’au renoncement, vers un désespoir contenu, voire intériorisé. L’expression est pourtant là, forte, souveraine, magnifiquement domptée. »

Selon le magazine Gramophone : « Véronique Gens a un don inouï pour singulariser ces différentes héroïnes tragiques et apporter à chacune un dramatisme absolu. Il y a certes de la colère chauffée à blanc, mais il y a également une hystérie froide et menaçante – tout cela est caractérisé à la perfection. Elle a trouvé en Christophe Rousset et ses Talens Lyriques des partenaires à la hauteur de son imagination exaltée, de sa musicalité et de son infaillible sens du drame. »
De la Noble dignité d’Alceste à la terreur visionnaire de Cassandre, de la fureur vengeresse d’Hermione aux égarements suicidaires de Didon, Véronique Gens illumine cette galerie de portraits d’un chic très français qui est assurément sa signature artistique.

Jeudi 30 Juillet 2009 - 14:33



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