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William Rousseau - Ton homme en passant




William Rousseau - Ton homme en passant
Jeune musicien formé aux groupes de rock, riche d’un apprentissage de la guitare par un maître du flamenco espagnol, William Rousseau quitte sa Normandie d’adoption pour monter à Paris où il est vite remarqué pour ses talents de compositeur et d’arrangeur. En 2002, Caroline Molko le signe chez Warner Chappell où il devient l’un des artistes les plus en vue. Il collabore à des albums d’interprètes confirmés (Florent Pagny, Faudel), signe un single imparable pour Chimène Badi et travaille à d’ambitieux projets (comédies musicales).

Il n’en oubliera jamais sa vocation première, le désir de chanter ses propres compositions et de livrer un album de pop-rock en français qui va puiser ses influences musicales chez les artistes qu’il affectionne : Paul McCartney, Elliott Smith ou le Velvet Underground. Ce projet se concrétise aujourd’hui avec Ton homme en passant.

Ton homme en passant. Onze chansons : Ritournelles pop, ballades entêtantes, hits en puissance qui font le temps d’un pont ou d’un couplet l’école buissonnière, bref une belle équipe offensive dans laquelle William Rousseau tient tous les postes, joue quasiment de tous les instruments, à l’exception des batteries assurées par le talentueux et créatif Cyrille Fournel.

Le disque est enregistré et co-réalisé par Hubert Salou (qui a travaillé sur l’album très british de Laurent Voulzy, La fille d’Avril).

William exploite au mieux le talent de Salou à tisser une musique au charme anglo-saxon dans ses subtilités, et très lisible, instantanée, dans son format chanson.

William Rousseau, chanteur et compositeur. Son art consommé du couplet entêtant et du refrain qui font mouche, éprouvé chez d’autres artistes, est mis ici au service d’une esthétique personnelle. Un travail patient dans lequel William retrouve l’exigence et le naturel de ses maîtres (Paul McCartney, et Frank Black le chanteur des Pixies dont il admire particulièrement la carrière solo).
Son chant taillé pour les harmonies sur-mesure n’hésite pourtant pas au cours d’une même chanson à prendre un tournant très rock n’roll, à l’instar de Paul McCartney qui sur Abbey Road arrivait aux studios tôt le matin pour travailler sa voix et rivaliser avec celle de Lennon.

L’attaque frontale et sexy de Je voudrais te voir nue, le collage inspiré du ludique et puissant Comme un soviet qui dresse le portrait d’une jeune femme moderne, volontaire mais un peu larguée, ou les aspérités profondes de Mes rêves laissent des ecchymoses donnent à ce disque une densité et une saveur qui installent d’emblée William Rousseau à la table en ébullition de la nouvelle scène française. L’amour y est d’ailleurs mangé à toutes les sauces : Innocent et nostalgique dans La fête des loges ; au goût de happy end à la Breakfast at Tiffany’s dans Il s’en est fallu de peu ; jusqu’à l’amant désespéré qui après avoir dressé la liste des efforts serviles qu’il aura faits pour conquérir une vraie tête de linotte, s’exclame avec un sourire sardonique : « Il faudra bien qu’il y ait quelqu’un qui paye, pour les nuits sans sommeil ».

Si William Rousseau aborde frontalement le sexe comme dans Je voudrais te voir nue, c’est toujours avec un humour politiquement incorrect : « L’écologie t’inquiète ? Pour ce qui est de la planète, pour moi le réchauffement commence par ton cul ! » ; S’il dit des horreurs comme dans Petite gourde, c’est toujours en douceur, presque en mode berceuse. Quant aux morceaux pop, les petites fusées ébouriffantes que contient l’album tel Comme un soviet, frappent par leur énergie précise, leurs mots slogans portés par des guitares parfaitement domptées.

Aux textes, Jérôme Attal. Pour la totalité des textes on trouve l’écrivain, chanteur et parolier, Jérôme Attal qui distille son univers sans concession dans la pop racée de Rousseau. « Nous avons travaillé des deux façons, confie l’auteur, soit William m’envoyait des musiques qui m’inspiraient un texte, soit, et c’est un travail différent, j’écrivais un texte en imaginant que ça pourrait l’intéresser, l’inspirer, et William sculptait une musique directement sur les mots. Par exemple pour la chanson Philosophy Football, je lui envoie le texte avec juste une note qui dit : « Imagine pour cette chanson que c’est un homme qui se retrouve seul dans un appartement vide. Que cet appartement vide donne sur New-York. Et que cet homme c’est Lou Reed. » Plus tard, je renverrai à William un nouveau mot pour lui dire : « Bon, peu importe ce texte ou un autre après tout, pour chaque chanson honnête on devrait imaginer ça, partir de ce postulat de départ : Un homme seul dans un appartement vide qui donne sur New-York, et cet homme c’est Lou Reed. »

Ton homme en passant est donc également le disque spontané de la rencontre d’un chanteur-compositeur avec un écrivain-parolier. Aussi dense que frais, à la fois longuement mûri et aussi immédiat qu’un premier roman.

Dans Ton homme en passant, William Rousseau créé un univers authentique où l’on parle des filles et des histoires d’amour sur le mode des rencontres, des séparations, des retrouvailles, et dans lequel il a apporté une attention particulière, libre de toutes contraintes, à l’élaboration du petit scénario à la source de chaque chanson.

Un compositeur pour qui le péché mignon serait de faire un disque idéal. Une musique qui entre dans la tête, des mots qui frappent en plein cœur. Hey les filles, n’oubliez pas d’aller chercher son disque en passant !

Vendredi 12 Septembre 2008 - 21:18



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